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Des travailleurs ont besoin de votre aide. Il est urgent!

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Novembre 2016

Des travailleurs ont besoin de votre aide. Il est urgent!

 

Le CTI travaille actuellement avec un groupe de travailleurs étrangers temporaires. Ces travailleurs ont travaillé pour différentes fermes et compagnies dans la région de Victoriaville. Pour différentes raisons en lien avec des conditions de travail difficiles ainsi que différentes violations des normes du travail, ils ont décidé de quitter leurs emplois et de chercher du travail ailleurs. Ils ont alors trouvé une agence de placement qui leur a demandé de signer un contrat et de payer pour effectuer le transfert de leurs permis travail afin de les rattacher à la compagnie. Alors qu’ils travaillaient le nouvel employeur a commencé de déduire divers montants sur leurs salaires en expliquant que ce-dernier se remboursait ainsi les frais reliés à leur recrutement et au transfert de leurs permis de travail. Évidemment, leur nouvel employeur était en train de les escroquer. Ainsi, quand un de leurs anciens employeurs dénonça l’agence de placement, l’Agence des Services Frontaliers (ASFC) et la Sureté du Québec (SQ) ont perquisitionné leur nouveau milieu de travail et ont arrêté 15 des travailleurs sur place. Ces derniers ont alors passé jusqu’à trois semaines en détention alors que le recruteur de l’agence était toujours en liberté.

Un des travailleurs a un fils recevant des soins pour une blessure sérieuse à la tête au Guatemala et sera dans l’impossibilité de poursuivre les traitements si la famille ne peux pas payer. Il a aussi toujours une dette à payer qu’il a dû contracté pour payer les services de recrutement au Guatemala. Plusieurs travailleurs se retrouvent aussi dans des situations similaires; lorsqu’ils ont été envoyés en détention, il fut rapidement évident qu’ils allaient être déportés avant même d’avoir la chance de porter plainte pour récupérer l’argent qui leur avait été soutirée.

 

L’équipe et les bénévoles du CTI ainsi que leur avocate, Susan Ramirez, ont travaillé d’arrache-pied pour assurer la libération des travailleurs migrants détenus suite à cette histoire. Grâce au support de notre réseau et de différentEs alliéEs, ils ont obtenu de l’aide pour obtenir un logement et de la nourriture. L’équipe du CTI a dès lors déposé une plainte collective à la CNESST afin de retrouver l’argent qui a été soutirée aux travailleurs au même moment où leur avocate a déposé une plainte à la SQ contre l’agence de placement et le consultant en immigration, qui a été complice de l’agence, pour fraude et menaces criminelles.

 

Notre objectif est d’aider les travailleurs à obtenir leurs permis de résidence temporaires et d’obtenir des permis de travail ouverts. Ces permis leur permettront de poursuivre les démarches de plaintes en plus de leur permettre de trouver un nouveau travail afin qu’ils puissent recevoir un revenu pour aider leurs familles au Guatemala et subvenir à leurs propres besoins.

 

Il reste toujours énormément de travail à faire alors que le CTI a très peu de ressources pour continuer. Nous espérons pouvoir appuyer les familles des travailleurs, toujours au Guatemala, qui dépendent des revenus de ces travailleurs. Alors que nous luttons pour leurs droits à obtenir un revenu, ici au Canada, leurs familles sont extrêmement dans le besoin. Il y aussi plusieurs frais relatifs au processus légal d’applications pour leurs différents permis sont à payer. De plus, tout cela est sans compter les frais relatifs au voyagement qu’ils doivent faire pour se rendre au Centre afin de participer au processus décisionnel relatif à leurs plaintes et à la campagne de mobilisation mettant de l’avant les changements nécessaires au programme de travailleurs étrangers temporaires et à la réglementation des agences de placement sans scrupules.

 

Tout cela représente les actions actuelles du centre et nous avons trouvé de puissants agents de changements au sein de ces travailleurs guatémaltèques. Mais nous avons besoin de vous pour continuer! S’il vous plait, donnez généreusement au Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants afin de nous aider à poursuivre cette démarche plus qu’importante.

 

 

 

Merci de visiter notre site web http://iwc-cti.org et de donner via notre compte PayPal

 

Merci beaucoup

 

Eric Shragge, Président du conseil d’administration,

au nom de toute l’équipe du CTI

appel-daide-financiere-cti

 

 

 

 

DANS L´OMBRE DES FRONTIERES

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Le 13  juin: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs

« Dans l’ombre des frontières » : une projection d’un documentaire suivi par une discussion

Lundi 13 juin 2016

18h au Auditoire

5214 de Saint-Laurent  (Radio Centre-Ville)
Gratuit

 

La salle est accessible aux fauteuils roulants. Il y a des toilettes accessibles.

Cette projection du documentaire est en anglais, français et espagnol avec les sous-titres dan français.

Dans l’ombre des frontières : Bande-annonce

On vous invite à la projection de « Dans l’ombre des frontières », le lundi13 juin, un documentaire de 37 minutes réalisé en 2015.

Site web: http://shadowofborders.com

Le Canada est-il vraiment aussi accueillant pour les migrants qu’il prétend l’être? « Dans l’ombre des frontières » démonte ce mythe et, à l’aide de nombreux récits personnels de détentions, de privations de services essentiels, d’exploitation et d’expulsions, montre à quel point la vie des personnes sans statut au Canada est marquée par la précarité. En faisant des liens entre ces récits personnels et des enjeux systémiques tels que la souveraineté autochtone, le rôle du Canada dans le déplacement forcé des migrants à l’étranger et les effets de ses politiques discriminatoires, ce documentaire met en lumière la résistance populaire aux pratiques gouvernementales xénophobes ainsi que la lutte perpétuelle des personnes migrantes pour la liberté de circulation.

Après la projection, nous aurons une discussion pour parler du documentaire ainsi que les luttes migrantes actuelles. Des personnes qui ont participé dans la création du film et aussi des interviewées seront pressantes lors de la discussion.

Le documentaire est en anglais, français et espagnol et cette projection sera de la version sous-titrée en français. Par contre, il y aura des DVDs avec les versions en français et espagnol disponibles à l’événement.

Le but de ce documentaire est de se servir comme un outil de l’éducation populaire, alors si vous ne pouvez pas assistez à l’événement on vous encourage d’organiser votre propre projection. Si vous aimiez organiser une activité dans vos milieux, des personnes impliquées dans ce projet pourraient vous aider à animer un événement.

Contactez-nous à mexicanxsunidxs@gmail.com

Suivez-nous sur notre site web et facebook pour recevoir des nouvelles concernant d’autres projections.

Website: http://mexregularizacion.org
Facebook: https://www.facebook.com/MurUnidxs
Email: mexicanxsunidxs@gmail.com

LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS

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LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS


Solidarité Sans Frontières Déclare que le mois de juin 2016 sera le « mois contre les déportations ».

Dans un contexte grandissant de luttes pour la justice et la dignité de tous les migrant-e-s, réfugié-e-s et personnes sans papiers, Solidarité Sans Frontières et ses alliés organisent des actions tout le mois de juin afin de dénoncer la violence, le racisme et les oppressions liées au contrôle des frontières, tout en soulignant l’impact de ce contrôle sur la vie quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Cet été, nous unissions nos voix en tant que membres de nos communautés, militant-e-s et passionné-e-s de la justice, à travers des projets artistiques, des manifestations, des repas communautaires et une multitude d’activités pour résister aux frontières coloniale ainsi que des économies construites sur la déportation de certaines personnes.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en juin et pour le futur!
Plus une seule déportation !
Ça suffit les frontières colonialistes !

Programme des événements ::

★ Samedi 4 juin @13h: La folie des frontières, action de théatre
★ Samedi 4 juin @19h: Manif et fête de rue avec le Collectif de résistance antiraciste
★ Samedi le 11 juin @Parc Jarry, 8h a 18h: Pique-nique et football avec Football antiraciste [https://www.facebook.com/events/476583835872683/]
★ Lundi le 13 juin @18h: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs.
★ Mardi le 14 juin @18h30: atelier « Bâtir une cité sans frontières »
★ Jeudi 16 juin @Parc Jarry: projection du film avec Cinema Politica
★ Lundi le 20 juin @18h30: atelier pour nouvelles.aux membres de SSF
★ Samedi et dimanche le 25&26 juin: Fête et peinture de murale

Dans la dernière décennie, le contrôle des frontières racistes et islamophobes se sont renforcés. Ces contrôles solidifient les « pays du nord » afin de limiter la migration de personnes venant des « pays du sud », bienvenues seulement si elles contribuent au capitalisme destructeur du Canada, ou si elles en sont exploitées. En agrandissant son pouvoir à travers l’impérialisme et l’occupation coloniale des territoires autochtones, le Canada utilise ces contrôles pour assurer la précarité de certaines personnes, les rendant facilement exploitables.

Tout en dénonçant cette réalité, nous voulons célébrer les luttes inspirantes qui se sont organisées dans la dernière année afin de combattre le racisme et l’exploitation, par les migrant-e-s d’ici et d’ailleurs. Comme plusieurs personnes à travers le monde, nous avons pris les rues sous la bannière « bienvenue aux réfugié-e-s », alors que la « crise des migrant-e-s » attirait l’attention des grands médias occidentaux. Cette crise n’a rien de nouveau, mais il y a eu une augmentation significative des morts (par milliers) dans la dernière année, causées par des tentatives désespérées de traverser des frontières. À Montréal, nous avons vu naître une inspirante mobilisation émanant de la communauté Haïtienne à travers un collectif opposé aux déportations et le Comité d’action des personnes sans statut, suite à la levée du moratoire aux déportations vers Haïti et le Zimbabwe. Nous avons vu le Collectif des femmes sans statut de Montréal dénoncer courageusement leurs conditions d’oppression et d’exploitation, demandant un statut pour toutes et tous. Ces femmes vivent tous les jours comme si elles étaient cachées derrière un masque, invisibles, en se battant pour une vie digne, sécuritaire et paisible. Les personnes sans statuts continuent de vivre dans la précarité et dans l’ombre.

Alors que nous célébrons la résistance dans nos communautés, nous voulons aussi souligner la mort de ces personnes à qui on a enlevé la vie alors qu’elles étaient détenues par le contrôle frontalier et les autorités canadiennes. Depuis l’an 2000, 14 personnes sont mortes au Canada dans ces conditions. Plus récemment, en mars 2016, Francisco Javier Romero Astorga est mort alors qu’il était détenu dans le complexe correctionnel de Maplehurst, en Ontario.

Nous savons que les luttes contre les contrôles d’immigration, pour la justice et la dignité, sont combattues par des milliers de personnes dans notre ville et dans nos communautés, mais souvent de façon isolée. Nous voulons ainsi honorer ces personnes et leurs familles pour qui la résistance fait partie de leur vie quotidienne.

En confrontant et en combattant activement le racisme systémique inhérent au système d’immigration canadien, ses fondements oppressifs à travers le capitalisme et le colonialisme, nous aspirons à renforcer nos réseaux de solidarité et d’aide mutuelle, afin de contrer cette réalité ici à Montréal.

Joignez-vous à nous !

Réparations pour Noé, justice pour les travailleur-euse-s migrant-e-s!

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Réparations pour Noé, justice pour les travailleur-euse-s migrant-e-s!

Notre camarade et ami Noé Arteaga Santos a mené une lutte pendant presque 7 ans afin d’obtenir justice de la part de Savoura, son ancien employeur et producteur québécois de tomates qui s’appuie sur le travail des travailleurs migrants temporaires.

Noé est arrivé au Québec en 2008 dans le cadre du Programme de travailleurs étrangers temporaires. Savoura mit fin à son contrat abruptement et, par la suite, demande au consulat guatémaltèque d’intervenir. Ce dernier le rapatrie par la force  vers le Guatemala avant la fin de son contrat. Le rôle qu’il a joué dans l’organisation d’une grève de courte durée afin de demander qu’un collègue malade ait accès à des soins médicaux semble la raison principale de son renvoi.

Noé retourne au Québec. Avec beaucoup de courage et de persévérance, ce travailleur migrant porte plainte contre la compagnie Savoura. Plus de six ans plus tard, le tribunal d’arbitrage lui donne raison : Savoura a congédié Noé sans cause juste et suffisante. De plus, Savoura a contrevenu aux articles 10 et 16 de la Charte des droits et libertés de la personne, en discriminant les travailleurs sur la base de leur origine ethnique et nationale, et sur la base de la langue parlée (pour voir la décision : http://canlii.ca/t/gfqbm). Cela constitue une grande victoire, non seulement pour Noé, mais pour tou-te-s les travaill-eur-euse-s migrant-e-s temporaires et tous les travaill-eur-euse-s agricoles, invisibles aux yeux de notre société. Ces derniers travaillent souvent dans des conditions précaires, exploités par leur employeur, et ce, pour assurer notre alimentation.

Toutefois, avant de parvenir à une entente en ce qui concerne les mesures compensatoires envers Noé, Savoura a déclaré faillite.

Nous nous demandons maintenant : QUI VA PAYER?

Nous lançons une campagne en solidarité avec Noé et avec tous les travailleurs migrants temporaires, pour exiger de la compagnie Savoura et du ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale qu’ils assument leurs responsabilités dans cette affaire.

Nous sommes conscients de la réalité dans laquelle nous vivons. Nous savons que beaucoup de temps peut passer avant que l’on obtienne des réparations de la part de l’État et du Capital et que l’on cesse l’exploitation des travaill-eur-euse-s … Entre temps, nous nous tournons vers vous, les membres de nos communautés, afin de nous aider — en toute solidarité — à donner à Noé la compensation qui lui est due.

De quel type de compensation parlons-nous?

Nous parlons de 50 000 $. Pourquoi? Parce que ce montant était celui ayant été identifié par Noé comme la somme des dommages lors des négociations avec Savoura. Elle est calculée sur la base de 10 000 $ par année congédiée sur cinq ans. L’argent collecté dans cette « campagne indiegogo » sera utilisé pour payer les dépenses déjà effectuées (billet d’avion pour sa déportation et retour au Québec, frais administratifs et juridiques, frais de déplacement, etc.) ainsi que les futurs frais juridiques de Noé.

RÉCLAMER UN STATUT ET UNE VOIX

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Le Bloc d’artistes du CTI Janvier– décembre 2013

bloc

HUMANISER LES LUTTES COLLECTIVES

Fondé en 2000, le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants (CTI) est un organisme de défense de droits situé dans le quartier multiethnique de Côte-des- Neiges, à Montréal. Cette catégorie de travailleuses et travailleurs lutte souvent contre la discrimination et l’exploitation qui minent leurs conditions de vie. En raison de leur statut, ces personnes n’ont pas toujours accès aux services sociaux comme l’éducation ou les services de santé, et peuvent faire face au risque de déportation à n’importe quel moment. De plus, la sécurité fait souvent défaut dans leurs lieux de travail.

Le CTI réalise un travail d’éducation populaire en offrant des formations ou des ateliers ainsi que des cliniques juridiques. Il mène également de front deux campagnes principales. L’une vise les agences de placement auxquelles ont recours beaucoup des personnes immigrantes pour travailler dans des restaurants, des hôtels, des usines ou pour faire de l’entretien ménager, sans savoir s’il y aura du travail le lendemain ni même un salaire une fois la tâche accomplie ! Ces agences exploitent des personnes qui sont aux abois pour trouver de quoi survivre et qui connaissent peu le marché du travail et les lois. Les entreprises qui font appel à ces agences, ayant ainsi moins de responsabilités que lorsqu’elles embauchent du personnel permanent, doivent aussi être tenues responsables de cette exploitation. Par exemple, le CTI s’est beaucoup intéressé aux conditions de travail difficiles dans les entrepôts de Dollarama. Cette compagnie emploie, par l’entremise d’agences de placement, 500 travailleurs immigrants, principalement africains, pour des salaires de misère et dans des conditions de travail non sécuritaires qui ont donné lieu à des accidents. Une situation qui produit un racisme systémique: des travailleurs qui viennent d’Afrique et des superviseurs blancs !

L’autre campagne menée par le CTI vise à dénoncer les injustices du Programme des travailleurs étrangers temporaires du gouvernement canadien, qui a été créé pour répondre aux besoins immédiats des grandes compagnies en matière de main-d’œuvre et pour augmenter leurs profits aux dépens des personnes. Ce programme permettait jusqu’à récemment encore de payer les travailleurs étrangers temporaires 15% de moins que le salaire minimum ! Le Centre a ainsi travaillé avec des soudeurs tunisiens à Saguenay et des paysagistes immigrants dans l’ouest de Montréal. Ces situations sont malheureusement fréquentes et la lutte pour le respect au travail, toujours nécessaire contre des patrons qui croient que l’exploitation est justifiée, en particulier si le statut de la personne est lié à son permis de travail. Les entreprises agroalimentaires du Québec comptent de plus en plus sur une main-d’œuvre bon marché et facilement « jetable » en provenance du Guatemala, du Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale et des Caraïbes. Eric Shragge, un membre du personnel bénévole du CTI (cofondateur du Centre et président du conseil d’administration) dit constater que les changements dans le système capitaliste vont très vite et que l’exploitation augmente chaque jour.

Un autre dossier du Centre : revendiquer un accès égal aux services de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) pour les aides domestiques. Le CTI a lancé en 2013 une campagne visant à garantir un accès équitable aux services sociaux pour les travailleuses et travailleurs précaires du Québec, peu importe leur statut. Au Québec, c’est plus de 450000 personnes qui travaillent dans un emploi considéré comme précaire.

Un des buts du CTI est de construire dans les lieux de travail et avec les communautés en cause un mouvement travailleur, un rapport de force. Aadi Ndir, impliqué au Centre depuis 2010, d’abord comme organisateur communautaire, puis comme bénévole militant et finalement comme participant au projet d’art communautaire militant, précise la démarche : « Nous faisons un travail de proximité : nous allons dans les milieux où on est susceptibles de rencontrer des travailleurs immigrants dont on soupçonne qu’ils subissent des abus, peu importe le genre d’abus. Nous essayons de les mobiliser, de leur donner des conseils par rapport à leurs droits selon les normes minimales du travail qui ont cours dans ce pays. »

L’organisme offre aussi des services d’accompagnement individuel dans les démarches auprès de la Commission des normes du travail, de la CSST ou directement auprès des employeurs – le tout en français, anglais, espagnol, hindi, arabe, iranien, bengali, tagalog, etc.! Mais Eric Schragge explique qu’il le fait d’une façon très politisée, en profitant de l’occasion pour demander aux personnes accompagnées : « Est-ce qu’il y a d’autres personnes dans la même situation que vous ? Est-ce qu’on peut faire quelque chose de collectif ? » Pour les personnes qui entrent au bureau du CTI, il est évident que leurs problèmes liés au milieu du travail viennent des compagnies, des politiques d’immigration du Canada, etc. Elles ont déjà leur propre analyse. Le Centre ne fait que les aider à l’approfondir et à nommer les faits.

L’orientation du CTI est déterminée par les travailleuses et travailleurs qui en sont membres selon un processus démocratique, car l’organisme considère que ce sont les personnes qui subissent des abus qui doivent montrer la voie à suivre pour rétablir un sentiment de justice et d’équité par rapport à l’emploi. Les travailleuses et travailleurs sont les interlocuteurs directs et les premiers acteurs des campagnes menées par l’organisme ou lors de rencontres, par exemple, avec des représentantEs du ministère du Travail. Les personnes qui subissent l’exploitation sont en effet les plus crédibles pour parler de leurs conditions de vie.

L’organisme cherche à soutenir le leadership des personnes issues du milieu pour articuler les revendications, développer une analyse et mobiliser les autres dans la même situation. Personne d’autre que les personnes elles-mêmes, qui viennent du milieu, ne peut le faire de façon aussi convaincante.

Selon Mostafa Henaway, organisateur communautaire au CTI depuis quelques années, le plus gros du travail de l’organisme a toujours été d’ordre culturel, c’est-à-dire qu’il s’agit de développer les plateformes et les moyens permettant aux personnes d’exprimer leur propre expérience, et pas seulement de faire des déclarations lors de piquets de grève ou de manifestations. L’expression de l’expérience individuelle est importante pour le genre de mouvement que le Centre veut créer, car les personnes qui travaillent 12 heures par jour, 6 jours par semaine, ne font pas que subir de mauvaises conditions de travail ou la perte de droits légaux : elles ont aussi l’impression de perdre leur propre humanité dans tous les aspects de leur vie.

Le militantisme faisait donc déjà partie de la culture de cet organisme de défense de droits. D’ailleurs, plusieurs des personnes qui ont participé au projet d’art commu- nautaire militant étaient des travailleuses et travailleurs déjà très impliquéEs dans les campagnes du Centre. Ce qui a motivé le CTI à développer ce projet, c’est son objectif de favoriser chez les travailleuses et travailleurs immigrantEs le leadership ainsi que la volonté de se représenter soi-même et de reprendre le contrôle sur sa propre histoire.

Comme le mentionne Aadi : « On a exploré des voies communicationnelles pour que ces personnes puissent librement parler de leurs conditions de travail difficiles et de leurs droits, ce qui n’est pas facile pour elles. On l’a fait par des manifestations, des campagnes ou des témoignages. Mais chaque fois, on a rencontré des obstacles, car les gens ne se sentent pas vraiment à l’aise de décrire leurs conditions de vie. On s’est dit que ce projet pouvait être un cadre moins intimidant, un cadre dans lequel les gens seraient plus à l’aise et moins isolés, car c’est une autre condition pour faire un témoignage. Avec l’art, c’est plus souple, plus convivial. »

Pour le projet soutenu par ROUAGE, l’organisme a décidé de constituer un duo d’artistes composé de Koby Rogers Hall, déjà intéressée par l’art interculturel et l’engagement politique, et de Mostafa, qui a coordonné au CTI divers événements et projets artistiques. Cette «coalition» incluant un employé du Centre permettait d’assurer un lien direct avec l’organisme; par ailleurs, le financement de ROUAGE fournirait une contribution financière pour le travail de Mostafa qui serait requis en dehors des heures régulières.

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SEANCE D’INFORMATION SUR LES DROITS DES CHOMEUSES ET CHOMEURS

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MAC TAWA
Nous vous invitons à venir à une séance d’information sur le chômage samedi le 6 juin à 13h00 au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants au 4755 Van Horne, Bureau 110, Montréal, Métro Plamondon.
L’atelier sera donné par le Mouvement action-chômage et le Comité chômage de l’est. Pour d’autres informations, veuillez appeler au 514-341-2111.
 
Veuillez envoyer l’invitation à toutes personnes intéressées. 
Solidairement,
ATTAP
Association des travailleurs et travailleuses temporaires d’agences de placement

LE BLOC D’ARTISTES DU CTI DANS LA PLACE CÔTE-DES-NEIGES

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memoires-migrantes Mémoire Migrante. Photo Biron Desbois.

Du 25 janvier au 28 février, le local 138 est habité pour un collectif d’artistes interdisciplinaires, Le Bloc d’Artistes du CTI (Centre des travailleurs et travailleuses immigrants). Ils invitent le grand public à les rencontrer dans le cadre de leur recherche de création Mémoire immigrante, mémoire vivante lors de leur présence au local, ainsi qu’aux activités-ateliers gratuits qui permettront à tous de se familiariser avec leur démarche artistique et de participer à leurs créations. Surveillez leur page facebook pour des actions spontanées!

Horaire des presénces au local 138:

Vendredi: 16h à 21h
Samedi et dimanche: 12h à 17h

 Le Bloc d’Artistes du CTI est un groupe de travailleurs et travailleuses (im)migrant(e)s diversifiés de par nos origines et nos situations d’immigration. Artistes, activistes, travailleurs et travailleuses et leurs alliés, nous travaillons à l’intersection des dynamiques sociales, communautaires et artistiques. Nous sommes uni.es et solidaires dans notre projet d’outiller, de soutenir et d’écouter les personnes les plus affectées à affronter leur situation de précarité, et de cultiver leur leadership.

Ensemble nous poussons la réflexion à l’action, afin de renforcer nos capacités et notre autonomie, en racontons nos histoires, bonnes ou mauvaise, des expériences des (im)grant-e-s: les histoires des gens, de leurs luttes qui mènent à la victoire, de notre vulnérabilité qui se matérialise, de notre union qui fait la force.

Le Bloc d’Artistes est un groupe qui se manifeste par la parole et le geste. Nos rencontres se tiennent régulièrement en français, anglais, espagnol et arabe. Nos créations parcourent le théâtre physique, l’art performance, les interventions publiques, et nos messages se transmettent de par nos corps, nos pancartes, nos bannières, costumes, peinture et installations visuelles. Notre travail a été couvert à la radio, la télévision, l’Internet, la presse et en vidéos. Nos réseaux existent de par et d’autre de ce continent.

 

Le Centre des Travailleurs et Travailleuses Immmigrantes (CTI)défend les droits des immigrant-e-s dans leurs lieux de travail et se bat pour la dignité, le respect et la justice. Nos objectifs principaux incluent: l’amélioration des conditions de travail pour les travailleurs et travailleuses immigrants; organiser une mobilisation autour des problèmes reliés aux conditions de travail, incluant les accidents au travail, l’harcèlement, les salaires impayés, les heures supplémentaires, le congé de maternité, etc.; offrir un espace qui permet aux travailleurs et travailleuses immigrant-e-s de recevoir de l’information, des ressources, et des références. Nous offrons ces ressources et références en plusieurs langues.

Activités et ateliers!

Samedi 31 janvier: 15h à 17h – Journée Portes Ouvertes

La thématique de l’immigration se situe au croisement de la societé Canadienne et Québécoise. Ce phénomène social est explorée par la diversité des voix qui tentent de révèler les divers dimensions de leurs expériences au Québec.

Venez à la rencontre des membres du Bloc d’Artistes du CTI, un collectif d’artistes, activistes et (im) migrants qui travaillent à la rencontre de l’art, le communautaire et la justice sociale. Des projections vidéos et installations de leurs créations passées ainsi que des membres de l’équipe seront sur place pour expliquer leur travail.

Samedi 7 février: 15h à 17h – Contes et migration

L’immigration a beaucoup de raisons et de causes. Nos histoire personnelles sont interreliés aux déterminations structurales permettant le déplacement de biens et de capital global. Cet atelier animera les voix qui parlent des origines et motifs pour aller à la recherche d’un futur possible à d’autres endroits.

Une journée d’échange, un atelier de conte, le partage de nos histoires de déplacement – de part et d’autre de la ville de Montréal, de part et d’autre de ce continent.

Un atelier intergénérationnel, ouvert à tous les âges!

Samedi 14 février: 15h à 17h – Questionner en marchant

Le travail intérimaire devient de plus en plus une constante dans la vie des (im)migrant-e-s au Canada et au Québec. De même les agences de travail intérimaire deviennent une présence constante dans la vie des (im)migrant-e-s, dirigeant la main d’oeuvre migrante et immigrante. Ces voix nous invitent à réfléchir aux effets de ce phénomène sur leur travail et leur vie.

Une journée de création collective, ces rencontres-discussions auront lieu autour d’une sculpture-installation intéractive et créative. Artistes, agences, travailleurs (im)migrants et témoignages de vécu seront des sujets au rendez-vous.

BILAN BLOC D’ARTISTES DU CTI

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BILAN et PERSPECTIVES D’AVENIR
Neil
Samedi 13 décembre 2014
15h à 17h au CTI
4755 rue Van Horne, bureau 110
(métro Plamondon)

Cette année encore le Bloc d’Artistes du CTI vous invite à une rencontre ouverte, un regard sur l’année 2014 et nos interventions artistiques, et un moment de nous rassembler pour co-créer nos visions du futur de ce projet collectif ensemble!

Depuis sa création en 2012, le Bloc d’Artistes du CTI continue à évoluer comme projet d’art activiste communautaire, co-crée par et pour les travailleurs.ses pour partager nos histoires de résistance et de dignité dans nos luttes.

Avec des performances au festival Mayworks du CTI, à la Sala Rossa, et au festival Howl! Arts; des ateliers offertes avec Engrenage Rouage Noir et notre espace communautaire au CTI; des interventions publiques au Encuentro de Performance et Politique dans les Amériques, la marche Statut pout Tous.tes!, l’oratoire St. Joseph, le Consulat Mexicain à Montréal, et la Journée de Travail Décent.

Comment peuvent nos projets collectifs continuer à soutenir les campagnes du CTI? Quelles formes prendraient nos projets et nos processus collectifs? Nous invitons les membres du CTI, les participantes du Bloc d’Artistes et nos communautés à se rassembler pour co-créer nos actions futures ensemble.

PREMIÈRE ÉMISSION DE LA VOIX DES IMMIGRANTS

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faviannarodriguez_nuestrolabor

Le monde évolue. La société se transforme. Citoyens et citoyennes de 4 coins de la planète bougent. Pour toute savoir sur leur présence au Canada, écoutez la voix des immigrants.

La voix des immigrants – une émission d’informations qui vous renseigne sur les immigrants au Québec et au Canada.

Qui sont ils? D’ou viennent t’ils? Pourquoi ont-ils immigré au Canada?

Leur arrivé – leurs difficultés d’intégration. Leur fonctionnement dans le milieu du travail.

Leur contact avec les agences de placement. Sont ils protégé dans le milieu du travail? Ont-ils droit au premiers soins en cas d’accident? Quels sont leurs recours face aux abus des agences fantômes?

Peuvent t’ils être syndiqués?

La voix des immigrants – information, interviews, commentaires, et analyses. Documentaires, et bien d’autres accords, sur CKUT, tous les dernier jeudis du mois, de 17 a 18 heure sur 90. 3 FM.

La voix des immigrants – une fenêtre d’opportunités pour les immigrants au Canada pour de s’informer et d’informer.

La voix des immigrants – c’est aussi et surtout l’émission de toute les communautés.

Écoutez la voix des immigrants sur CKUT 90.3FM ou sur ckut.ca ou encore appelez le 514-448-4041 poste 6788

MANIFESTATION POUR LE TRAVAIL DÉCENT

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MANIFESTATION POUR LE TRAVAIL DÉCENT

Dans le cadre de la Journée Mondiale pour le travail décent, nous, la Coalition contre le travail précaire, invitons et encourageons toutes personnes à nous joindre lors d’une manifestation afin d’unir nos voix pour défendre notre droit à un travail décent répondant à nos besoins et à nos aspirations.

QUAND: Mardi le 7 octobre 2014 à 17h30

OÙ: Square-Victoria, metro Square-Victoria-OACI, Montréal, Québec.