COMMUNIQUÉS DE PRESSE

LE POINT SUR LA DÉCLARATION DU CONSULTANT EN IMMIGRATION EMMANUEL GUILLAUME

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Le point sur la déclaration du consultant en immigration Emmanuel Guillaume (Cabinet Conseil Immigration) datée du 25 novembre 2016.

Tout d’abord, nous tenons à souligner qu’il n’y a aucune entente ni geste humanitaire entre le Cabinet et l’Agence de placement afin de remettre la somme totale de 6 994,14$. Nous trouvons cela tout simplement dérisoire que ces compagnies aient voulu se laver les mains avec une telle déclaration mensongère alors qu’ils ont fraudé ces 15 travailleurs pour une somme qui dépasse les 100 000$. Il est encore plus désolant que le journaliste  Louis Samuel Perron ai résumé cette déclaration de façon erronée dans son article faisant croire le public qu’ils recevraient chacun 7 000$ sans avoir demandé notre version des faits.

La vérité est qu’alors que les 15 travailleurs étaient à leur première semaine de détention,  désespérés pour le bien-être de leurs familles, ils ont supplié leur ‘’patron’’, Esvin Cordon, soit de leur déposer  ou d’envoyer aux membres de leurs familles au Guatemala leur salaire dû pour les heures travaillées durant la semaine précédente leur arrestation. C’est ainsi que malgré sa volonté, Esvin Cordon a déposé et/ou envoyé à quelques-uns, une partie de leur salaire dû alors que d’autres n’ont rien reçu à ce jour, d’où la mention de 9 travailleurs dans le communiqué du Cabinet.

Ces versements peuvent totaliser près de 7000$ mais ne représentent pas la totalité des salaires dus pour la dernière semaine de travail, qui varie entre 85 et 140 heures, pour une moyenne de 112,50 heures à un taux horaire de 12$ (sans parler du temps supplémentaire pour certains) fois 15 travailleurs, soit un total moyen de 20 250$. Salaire que ces travailleurs ont gagné avec leur travail honnête et acharné.

Donc, cette maigre somme de 6 994,14$ n’a aucun lien avec l’entente signée entre le Cabinet, l’Agence et le Travailleur pour l’obtention du changement de permis de travail coûtant la somme de 3650$ par travailleur prélevée à même leur salaire.  Contrat qui, nous réitérons, n’a jamais été respecté par le Cabinet mais qui a été prélevé par l’Agence, puisque selon l’Agence des Services Frontaliers du Canada après vérification sans le système Mondial de Gestion des Cas (SMGC) il n’y a aucune demande de modification de permis ou autre demande de quoique ce soit en attente pour ces 15 travailleurs.

Alors est-ce que quelqu’un peut nous expliquer la bonté du consultant en immigration qui se vante à dire dans son communiqué qu’il n’exigera pas la portion impayée à ce jour de ses honoraires, même si le travail pour régulariser la situation des travailleurs est terminé à toutes fins pratiques! Quel travail? Ça ne peut pas être plus clair que l’eau si les autorités ont écrit noir sur blanc que rien n’a été fait. Franchement, bien au contraire, le Consultant a mordu à l’hameçon en parlant de régularisation de situation puisqu’il savait pertinemment (à titre d’expert en immigration) que cette procédure était illégale. Qu’il aurait dû effectuer les modifications de changement de permis de travail avant de conseiller à ses clients les 15 travailleurs) de changer d’employeur les rendant ainsi sans statut.

Nous vous confirmons par la présente qu’une plainte formelle a été déposée à la Sûreté du Québec pour fraude contre le Cabinet et l’Agence ainsi qu’une plainte pécuniaire auprès de la CNESST et nous attendons que justice soit faite.

N’hésitez pas à nous contacter pour vous faire part des documents qui démontrent que le Cabinet n’a rien fait pour modifier les permis de travail, que l’argent a été prélevé à même leur salaire et que les heures de travails effectuées durant la dernière semaine avant l’arrestation n’ont pas été payées complètement aux 15 travailleurs.

 

 

Centre des travailleurs immigrants  (514) 342-2111 iwc_cti@yahoo.com

Des travailleurs ont besoin de votre aide. Il est urgent!

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Novembre 2016

Des travailleurs ont besoin de votre aide. Il est urgent!

 

Le CTI travaille actuellement avec un groupe de travailleurs étrangers temporaires. Ces travailleurs ont travaillé pour différentes fermes et compagnies dans la région de Victoriaville. Pour différentes raisons en lien avec des conditions de travail difficiles ainsi que différentes violations des normes du travail, ils ont décidé de quitter leurs emplois et de chercher du travail ailleurs. Ils ont alors trouvé une agence de placement qui leur a demandé de signer un contrat et de payer pour effectuer le transfert de leurs permis travail afin de les rattacher à la compagnie. Alors qu’ils travaillaient le nouvel employeur a commencé de déduire divers montants sur leurs salaires en expliquant que ce-dernier se remboursait ainsi les frais reliés à leur recrutement et au transfert de leurs permis de travail. Évidemment, leur nouvel employeur était en train de les escroquer. Ainsi, quand un de leurs anciens employeurs dénonça l’agence de placement, l’Agence des Services Frontaliers (ASFC) et la Sureté du Québec (SQ) ont perquisitionné leur nouveau milieu de travail et ont arrêté 15 des travailleurs sur place. Ces derniers ont alors passé jusqu’à trois semaines en détention alors que le recruteur de l’agence était toujours en liberté.

Un des travailleurs a un fils recevant des soins pour une blessure sérieuse à la tête au Guatemala et sera dans l’impossibilité de poursuivre les traitements si la famille ne peux pas payer. Il a aussi toujours une dette à payer qu’il a dû contracté pour payer les services de recrutement au Guatemala. Plusieurs travailleurs se retrouvent aussi dans des situations similaires; lorsqu’ils ont été envoyés en détention, il fut rapidement évident qu’ils allaient être déportés avant même d’avoir la chance de porter plainte pour récupérer l’argent qui leur avait été soutirée.

 

L’équipe et les bénévoles du CTI ainsi que leur avocate, Susan Ramirez, ont travaillé d’arrache-pied pour assurer la libération des travailleurs migrants détenus suite à cette histoire. Grâce au support de notre réseau et de différentEs alliéEs, ils ont obtenu de l’aide pour obtenir un logement et de la nourriture. L’équipe du CTI a dès lors déposé une plainte collective à la CNESST afin de retrouver l’argent qui a été soutirée aux travailleurs au même moment où leur avocate a déposé une plainte à la SQ contre l’agence de placement et le consultant en immigration, qui a été complice de l’agence, pour fraude et menaces criminelles.

 

Notre objectif est d’aider les travailleurs à obtenir leurs permis de résidence temporaires et d’obtenir des permis de travail ouverts. Ces permis leur permettront de poursuivre les démarches de plaintes en plus de leur permettre de trouver un nouveau travail afin qu’ils puissent recevoir un revenu pour aider leurs familles au Guatemala et subvenir à leurs propres besoins.

 

Il reste toujours énormément de travail à faire alors que le CTI a très peu de ressources pour continuer. Nous espérons pouvoir appuyer les familles des travailleurs, toujours au Guatemala, qui dépendent des revenus de ces travailleurs. Alors que nous luttons pour leurs droits à obtenir un revenu, ici au Canada, leurs familles sont extrêmement dans le besoin. Il y aussi plusieurs frais relatifs au processus légal d’applications pour leurs différents permis sont à payer. De plus, tout cela est sans compter les frais relatifs au voyagement qu’ils doivent faire pour se rendre au Centre afin de participer au processus décisionnel relatif à leurs plaintes et à la campagne de mobilisation mettant de l’avant les changements nécessaires au programme de travailleurs étrangers temporaires et à la réglementation des agences de placement sans scrupules.

 

Tout cela représente les actions actuelles du centre et nous avons trouvé de puissants agents de changements au sein de ces travailleurs guatémaltèques. Mais nous avons besoin de vous pour continuer! S’il vous plait, donnez généreusement au Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants afin de nous aider à poursuivre cette démarche plus qu’importante.

 

 

 

Merci de visiter notre site web http://iwc-cti.org et de donner via notre compte PayPal

 

Merci beaucoup

 

Eric Shragge, Président du conseil d’administration,

au nom de toute l’équipe du CTI

appel-daide-financiere-cti

 

 

 

 

FORMER MIGRANT WORKER DEMANDS AN END TO CANADA’S SYSTEM OF LABOUR APARTHEID

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Former migrant worker demands an end to
Canada’s system of labour apartheid

June 3, Saskatoon — Immigration Minister John McCallum will be in Saskatoon this weekend to participate in a consultation with the Canadian Council for Refugees, but he will not attend Sunday’s National Forum on Migrant Worker Issues. McCallum’s visit comes at a time when Canada’s migrant worker programs are currently under review by the Liberal government.[1]

Like the Harper regime, the Trudeau administration continues to exclude migrant workers from any meaningful participation in assessing legislation that directly affects their lives and livelihood. Not many voices of workers have been heard in the House of Commons, and the review will only make non-binding recommendations, likely allowing for the perpetuation of the structures that create precarity for hundreds of thousands of migrants.

Last month, a migrant worker from Jamaica, Sheldon McKenzie, died after he was denied medical care. Recent reports point to growing precarity under the Temporary Foreign Worker Program (TFWP), as it more quickly disposes of workers through the enforcement of the “four in and four out” rule. This measures forces them to leave Canada after four years of work, blocking them from returning for another four years. The measure excludes migrants from jobs that some have worked for decades and creates additional barriers for organizing for better conditions, while leaving many indebted from exorbitant fees paid to recruiters.

Meanwhile, migrant workers remain tied to a single employer and many are denied access to permanent residency no matter how many years they have worked alongside Canadians. They are vulnerable to detention and deportation at any time, with little to no access to labour protections or the benefits that they pay into. And they frequently experience social isolation, with many being cut off from ordinary Canadians except when they come into town to shop for groceries once a week.

Former migrant worker Noé Arteaga Santos says: “People should be treated like human beings. Why have a specific set of laws that deny a particular group of people basic human rights? Everyone should have access to the same basic protections. Everyone should be treated with respect and dignity.”

“Canada has created the laws that have allowed for the exploitation of migrants in the first place. It is time that the government becomes accountable to migrant workers and ends this system of labour apartheid.”

Arteaga is a member of the Montreal-based migrant justice group Solidarity Across Borders, which has declared June 2016 to be a “Month Against Borders and Deportations” to highlight the violence caused by Canada’s immigration system.

“Canada’s immigration system ensures that Canadian capital profits not only from migrant workers, but also from refugees and undocumented migrants,” says Arteaga. “I intend to speak directly to Minister McCallum in order to denounce the violent ways that the Canadian government exploits those who enter its colonial borders.”

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Contact:

narteaga@iwc-cti.org

(438) 878 5416

(only in French and Spanish)

[1] Although Employment Minister MaryAnn Mihychuk is overseeing the review itself, the minister of immigration ultimately has the power over who remains in Canada and under what terms. Part of the precarity of the temporary foreign worker program is that it is divided between different government bodies and the private sector, creating serpentine structures that leave ample space for a lack of accountability to workers.

LES ORGANISATEURS DE JUSTICE MIGRANTE DÉNONCENT LA DÉPORTATION D’UN TRAVAILLEUR

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Conference de presse : Les organisateurs de justice migrante dénoncent la déportation d’un travailleur guatémaltèque ce matin, résultant d’une perquisition de drogue à l’encontre de l’employeur

 

Vendredi le 29 avril à 10h

au Centre des travailleurs et travailleuses immigrant.e.s

4755 Van Horne, bureau #110 (métro Plamondon)

 

Montréal, le 29 avril 2016 – Les organisateurs de justice migrante dénoncent les récentes arrestations et déportations des travailleurs migrants temporaires proche de Drummondville, QC, résultant d’une perquisition de drogue visant l’employeur et non les travailleurs.

 

La déportation d’un des migrants vers le Guatemala est prévue ce matin, après la descente ayant eu lieu sur les terres du Fraisière Éric Dupuis le 23 décembre 2015.  Selon un article dans L’Express, Éric Dupuis, l’employeur canadien, produisait de psilocybine (champignons hallucinogènes) dans sa ferme de Wickham, Québec. Les travailleurs étaient venus au Canada en octobre 2015, pensant qu’ils allaient travailler dans la production de fruits et légumes, incluant fraises, framboises, pommes, et champignons. Liés à leur employeur et isolés dans la campagne, les travailleurs ne parlaient pas français ni anglais. Quand les travailleurs ont sollicité l’aide du consulat guatémaltèque après la saisie de leur lieu de travail, ils ont été remis entre les mains de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et mis en détention.

 

La requête du travailleur pour un sursis a été rejetée jeudi 28 avril et sa déportation est prévue à 9h35 aujourd’hui. Père de quatre enfants, il s’inquiète des conséquences que sa déportation aura sur sa famille et son avenir. Ayant emprunté près de 5000$ CAD pour payer les recruteurs et les frais administratifs pour venir au Canada, le travailleur quitte le pays plus endetté qu’il ne l’était à son arrivée.

 

« Ils vont me renvoyer du Canada comme ça les arrange parce que nous les Guatémaltèques venons ici pour travailler, nous faisons tout ce qu’ils nous disent de faire, pour avoir un peu plus pour vivre, pour soutenir nos familles, pas pour voler. Oui, je quitte ce pays, mais qu’est-ce que je peux faire, nous sommes juste des travailleurs temporaires et nous ne sommes pas autorisés de rester. »

 

Noé Arteaga, un ancien travailleur migrant temporaire résidant à Montréal, ajoute « Je suis très en colère que les travailleurs soient traités de cette manière dans un pays qui se réclame de la démocratie et du respect des droits humains. Au final, les droits fondamentaux des travailleurs migrants guatémaltèques ne sont pas garantis. »

 

 

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Contact :

CTI 514-342-2111

Links:

http://filsdepressemtl.info/les-organisateurs-de-justice-migrante-denoncent-la-deportation-dun-travailleur/

 

http://filsdepressemtl.info/les-organisateurs-de-justice-migrante-denoncent-la-deportation-dun-travailleur/

 

Travailleurs d’agences de placement : de nombreux employeurs contreviennent à la LSST

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Travailleurs d’agences de placement : de nombreux employeurs contreviennent à la LSST

Montréal, 20 avril 2016 – Un rapport expliquant les nombreux cas d’abus vécus par les travailleurs d’agences de placement de personnel sera dévoilé en conférence de presse ce matin par l’Association des travailleuses et travailleurs d’agences de placement (ATTAP). Intitulé Le remboursement des bottes de travail : un droit bafoué, le document dénonce le fait que de nombreux employeurs contreviennent régulièrement – et sans conséquence – à la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST). Des travailleurs seront sur place afin de partager leur expérience comme salariés d’agences de placement de personnel embauchés pour travailler dans des entrepôts.

Quoi : Conférence de presse de l’ATTAP
Heure : 10 h
Où : 4755, avenue Van Horne, bureau 110
Pourquoi : Dévoilement d’un rapport de l’ATTAP sur les abus des employeurs

Le rapport

Le rapport est constitué de témoignages de travailleuses et de travailleurs, et d’une analyse d’une trentaine de rapports d’intervention de la CSST auxquels nous avons eu accès à la suite d’une Demande d’accès à l’information. En résumé, le rapport souligne que les travailleurs qui sont à la fois employés d’agences de placement de personnel et issus de l’immigration récente sont particulièrement vulnérables face à toutes formes d’abus : ils connaissent peu leurs droits et sont peu enclins à porter plainte.

Enfin, puisque la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) est au courant de ces situations, mais ne pose aucun geste concret qui permettrait que soit appliquée la loi, l’ATTAP considère que la CNESST est, d’une manière, responsable de ces violations.

Jacques Dago, qui a travaillé des années dans un entrepôt par l’intermédiaire d’une agence de placement et aujourd’hui impliqué au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) explique : « Le rapport parle des barrières qui nous empêchent de défendre nos droits. Nous espérons que la CNESST prendra le rapport en considération et que des changements seront bientôt apportés. Il est urgent de réglementer les agences et de surveiller leurs pratiques. »

Pour Patrice Benoît, trésorier du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, ce rapport explique la discrimination systémique à laquelle sont confrontés les travailleurs d’agences de placement issus de l’immigration récente. « Il est impératif que le gouvernement agisse pour s’assurer que ses propres lois soient appliquées, indépendamment de l’employeur ou du salarié. »

L’ATTAQ estime qu’il est essentiel que la population et les décideurs connaissent les nombreux abus auxquels sont soumis les travailleurs immigrants qui n’ont d’autres choix, dans la vaste majorité des cas, de se trouver un emploi via une agence de placement de personnel.

 

Source : Association des travailleuses et travailleurs d’agences de placement

Pour information : ATTAP, 514 342-2111 tawa.mtl@gmail.com

http://iwc-cti.org/?attachment_id=7607 

http://journalmetro.com/actualites/national/951571/agences-de-placement-des-travailleurs-negliges/

Manifestation pour une hausse du salaire minimum à 15 $

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Manifestation pour une hausse du salaire minimum à 15 $

Des organisations communautaires et syndicales s’engagent dans la lutte!

Montréal, le 15 avril 2016 – Aujourd’hui, des rassemblements se tiendront dans plusieurs villes du Canada pour revendiquer un salaire minimum à 15 $ l’heure. À Montréal, plusieurs groupes organisent une série d’activités qui se termineront par une manifestation dans le quartier La Petite-Patrie. Hier, de telles actions se sont déroulées aux États-Unis. De plus, l’an dernier, à pareille date, des centaines de manifestations pour un salaire minimum à 15 $ se tenaient dans plus de 200 villes à travers l’Amérique du Nord. Depuis 2012, les mouvements pour le salaire minimum à 15 $ l’heure ont pris de l’ampleur, notamment dans plusieurs villes américaines.

Les groupes organisateurs invitent la population à se rassembler devant le métro Jean-Talon dès 17 h pour un rassemblement suivi d’une manifestation.

Quoi : Rassemblement à 17 h devant le métro Jean-Talon, prises de parole et manifestation dans le quartier La Petite-Patrie. Un point de presse se tiendra à 17 h lors du rassemblement.

Quand : Vendredi 15 avril 2016

Où : Métro Jean-Talon (rue Jean-Talon Est et avenue de Chateaubriand, à hauteur du 600 Jean-Talon Est)

Pourquoi : Campagne pour une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure

Salaire viable
Une étude menée en 2015 par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) confirme qu’une hausse substantielle du salaire minimum est nécessaire pour mener une vie décente au Québec. Pour sa part, le gouvernement québécois ne propose qu’une augmentation de 20 cents, faisant monter le salaire minimum à 10,75 $ à partir de mai 2016. « C’est loin d’être suffisant ! » selon Jasmin de la Calzada, de l’Organisation des femmes philippines du Québec, PINAY.

Toujours selon l’IRIS, plus de 850 000 personnes vivent dans la pauvreté au Québec. « Même un emploi à temps plein ne garantit pas une sortie de la pauvreté étant donné l’accroissement des emplois faiblement rémunérés », soutient Viviana Medina, organisatrice pour le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI).

Au Canada, le revenu annuel moyen des 100 PDG les plus riches a atteint 8 958 650 $ en 2014, estime le Centre canadien de politiques alternatives. De 1986 à 2009, le revenu moyen du 0,1 % des Canadiens les plus riches a augmenté de 135 %, tandis que le revenu moyen des 90 % les moins riches n’a augmenté que de 8 %. La hausse du salaire minimum à 15 $ contribuerait à diminuer les inégalités et améliorerait la situation des travailleuses et des travailleurs au salaire minimum ou l’avoisinant, ce qui représentent plus de 450 000 personnes au Québec, selon l’Institut de la statistique du Québec.

La campagne pour la hausse du salaire minimum à 15 $ vise à améliorer les normes du travail par la voie d’une mobilisation populaire. « Une hausse du salaire minimum ne règle pas à elle seule tous les problèmes, mais c’est un bon début ! », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Madame Daigneault ajoute qu’une telle revendication donne tout son sens au mot solidarité puisqu’elle permet de lutter en faveur des personnes les plus précaires. Pour le Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW), « la garantie d’un nombre d’heures de travail convenable, une application renforcée des normes du travail ainsi que des conditions de travail équitables et justes sont des revendications légitimes. »

Groupes participants
15 plus, 15 & Fairness McGill, Alternative Socialiste, Associations d’organisations communautaires pour la réforme maintenant-section Montréal (ACORN), Association des travailleuses et travailleurs de l’agence de placement (ATTAP), Association des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (ATTET), Association étudiante de l’École des affaires publiques et communautaires de l’Université Concordia (AÉÉAPC), Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN), ÉtudiantEs socialistes de l’UQAM (ES-UQAM), Ex travailleuses et travailleurs de la Sérigraphie Richford, Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS), Ligue communiste, MexicainEs unis pour la régularisation (MUR), PINAY (Organisation des femmes philippines du Québec), POPIR-Comité logement, Québec solidaire, Syndicat des employés du Vieux-Port de Montréal (AFPC), Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW)

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Pour information : Viviana Medina (CTI) (514) 342-2111, iwc_cti@yahoo.com

http://filsdepressemtl.info/manifestation-pour-une-hausse-du-salaire-minimum-a-15/

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/468399/salaire-minimum-des-travailleurs-quebecois-reclament-15-l-heure

Des-travailleurs-reclament-15$-l-heure

Coalition pancanadienne appelle Trudeau à « MoVe » pour le vrai changement

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Coalition pour les Droits des travailleurs et travailleuses migrants du Canada

 

Communiqué de presse
27 octobre, 2015

CENTRE TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES IMMIGRANTS

4755 Van Horne

Montreal, Quebec

10:00 AM

 

Coalition pancanadienne appelle Trudeau à « MoVe » pour le vrai changement


La Coalition pour les droits des travailleurs et travailleuses migrants du Canada nouvellement lancée appelle à mettre fin aux discriminations contre les travailleuses et travailleurs migrants.

 

Canada – Des groupes de travailleuses et travailleurs migrant à travers le Canada lancent une coalition historique pour appeler le gouvernement Libéral de Justin Trudeau à mettre fin à la pratique discriminatoire d’attacher les travailleuses et travailleurs migrants à des employeurs spécifique et à faire la transition vers le statut d’immigration permanent à l’arrivée pour les travailleuses et travailleurs migrants. La Coalition pour les droits des travailleurs et travailleuses migrants du Canada (CDTTMC) est une coalition d’organisations représentant des travailleuses et travailleurs Canadiennes et migrants d’un océan à l’autre et qui vise à améliorer les conditions de travail pour tous et toutes les travailleurs et travailleuses. CDTTMC lance « MoVe » – une campagne pour la Mobilité, Voix et Égalité pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses migrants – pour appeler le premier ministre Trudeau à maintenir ses promesses électorales à réparer les dommages réalisés par le gouvernement Harper et à bouger vers un système d’immigration à pallier unique basé sur la permanence et la réunification familiale pour assurer un travail décent pour tous et toutes.

 

Les Travailleuses et Travailleurs Étrangers Temporaires, les travailleur domestiques et les Travailleuses et Travailleurs Agricoles Saisonniers à faibles revenus viennent au Canada avec des permis de travail qui les limitent à travailler pour un employeur spécifique annoté sur leur permis. Changer d’employeur est extrêmement difficile, ce qui permet des mauvais employeurs à réduire les salaires ainsi que les conditions de travail. Ceci créé de la pression à réduire les salaires et à éroder les conditions de travail pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Une première étape pour mettre fin à ce cycle à la baisse est de délier les permis de travail pour que les travailleuses et travailleurs aillent une « mobilité » à quitter les employeurs qui les exploitent. Les prochaines étapes doivent bouger à réorienter le système pour sécuriser l’immigration permanente qui protège les « voix » et l’« égalité » pour les travailleuses et travailleurs.

 

« Nous sommes les seules travailleurs et travailleuses qui sont attachées aux employeurs et qui ne peuvent pas changer d’emplois. Nous venons ici sans statut d’immigration et ceci nous met dans une situation désavantageuse. Ceci n’est ni juste pour nous, ni juste pour les travailleurs et travailleuses Canadiennes et ni pour les employeurs », dit G. T., un travailleur migrant de région. « Monsieur Trudeau a promis du vrai changement ainsi qu’un système d’immigration qui accueille et valorise chacun de nous et ceci signifie des permis de travail ouverts ainsi qu’un statut d’immigration à l’arrivée » Noe Arteaga. ex travailleur étrangère agricole.

« Au courant de la dernière décennie, des changements profonds ont apportés au système d’immigration du Canada qui amène des travailleurs et travailleuses migrants au pays avec un statut temporaires sous des conditions qui, de façon prévisible, les laissent vulnérable à l’exploitation par les employeurs et les recruteurs », dit Fay Faraday, une avocate des droits du travail et des droits humains. « Les permis de travail fermés, le retrait obligatoire après quatre ans et la manque de voies vers le statut permanent conduit les travailleurs et travailleuses vers une réelle précarité. Il y a maintenant une opportunité pour un nouveau départ et reconstruire le système sur des principes de sécurité, travail décent et permanence ».

 

Demandes de MoVe

  • Changements réglementaires pour aider les travailleuses et travailleurs migrants à changer de milieux de travail pour améliorer les conditions de travail et de vie des Canadiennes ainsi que les travailleurs et travailleuses migrants.
  • Particulièrement :
    • Transition de permis fermés à des permis ouverts
    • Retirer les limites sur les permis de travail et les restrictions sur les EIMT (incluant la limite de 4 ans) limitant l’habileté des travailleuses et travailleurs à rester.
  • Le statut d’immigration de résidence permanent dès l’arrivée pour les travailleuses et travailleurs migrants.

 

QUI: Membres fondateurs de CDTTMC:

Cooper Institute (PEI)

  • Migrant Workers Alliance for Change*
  • Migrante Canada
  • Radical Action with Migrants in Agriculture (Okanagan Valley)
  • Temporary Foreign Workers Association in Quebec
  • Temporary Foreign Workers Coalition in Alberta
  • Vancouver Committee for Domestic Workers and Caregiver Rights (Vancouver)

*La « Migrant Workers Alliance for Change » inclut: Alliance for South Asian AIDS Prevention (Toronto), Asian Community Aids Services (Ontario), Caregivers Action Centre (Ontario), Fuerza Puwersa (Guelph), Industrial Accident Victims’ Group of Ontario, Justicia for Migrant Workers (Ontario), KAIROS Canada, Legal Assistance of Windsor, Migrante Ontario, No One Is Illegal – Toronto, Parkdale Community Legal Services, Social Planning Toronto, UNIFOR (Canada), South Asian Legal Clinic of Ontario, United Food and Commercial Workers (Canada), Workers United and the Workers’ Action Centre (Toronto).

 

Contacts médiatiques:

 

Montréal – Enrique Llanes, ATTET, 514 342-2111 attetquebec@gmail.com

http://migrantrights.ca/en/press/

 

 

 

TRAVAILLEURS ÉTRANGERS CHERCHENT L’APPUI DE LA COMMUNAUTÉ

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Travailleurs étrangers d’Olymel cherchent l’appui de la communauté pour appliquer à la résidence permanente

TERREBONNE, QC ― Un groupe de travailleurs étrangers temporaires de l’île Maurice travaillant dans un abattoir d’Olymel à Saint-Esprit, Québec, ainsi que leurs alliés, invitent leurs amis, membres de la communauté et la presse à venir entendre leurs arguments expliquant pourquoi ils devraient avoir le droit de demeurer au Québec.

Avant les modifications récentes au niveau fédéral du Programme des travailleurs étrangers temporaires, les bouchers industriels pouvaient postuler au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Ce programme provincial permet aux travailleurs étrangers temporaires « qualifiés » d’avoir un Certificat de sélection du Québec après avoir réalisé un an de travail « qualifié » et rempli d’autres exigences, pour ensuite poser une demande pour la résidence permanente.

« Nous avons le sentiment d’avoir été trompés », explique Francisco Mootoo qui est entré au pays en 2012 pour travailler pour Olymel. « Nous avons reposé tous nos sacrifices et notre labeur sur la promesse de s’établir ici et de parrainer nos familles afin de bâtir une vie meilleure. Maintenant, le gouvernement fédéral a décidé que notre travail ne soit désormais plus considéré comme qualifié. »

Dans le passé, les travailleurs de l’île Maurice se sont fait accorder, avec succès, leur résidence permanente après avoir travaillé pour Olymel pendant plusieurs années lorsqu’ils ont fait une demande entre 2012 et 2013. Les changements au niveau fédéral considèrent maintenant les « bouchers industriels » comme « non qualifiés », les rendant ainsi inéligibles pour postuler au PEQ du Québec. Avec les régulations fédérales d’un séjour d’une durée maximale de 4 ans au Canada imposé sur les travailleurs étrangers temporaires, Mootoo et ses collègues devront quitter le territoire lorsque leur permis de travail expirera.

« Francisco et ses collègues ont vu leurs recours vers la résidence permanente être injustement rejetés par les différents niveaux du gouvernement », explique Enrique Llanes, un organisateur communautaire pour le Centre des travailleurs et travailleuses immigrant-e-s et le coordonnateur de l’Association des travailleurs étrangers temporaires au Québec; un groupe œuvrant à rendre public le sort des travailleurs mauriciens.

« Nous attirons l’attention des politiciens sur ce débat, au niveau tant fédéral que provincial. » Llanes ajoute. « Les politiciens doivent répondre à ce désordre qui affecte les travailleurs et leur communauté d’alliés. Nous devons nous opposer à la création de travailleurs jetables au Québec et au Canada. S’ils sont assez bons pour travailler ici, alors ils devraient être assez bons pour y rester ».

Quoi: Assemblée au Parc Jardin Vitré,
Rue Saint Jean Baptiste, Terrebonne, QC, J6W 1E5 (au coin de la rue Saint-Jean-Baptiste et Saint-André)

Quand: Jeudi 17 septembre, à 11h

Pour information:

Enrique Llanes, Centre des travailleurs et travailleuses immigrant-e-s, (514) 546-9382, iwc_cti@yahoo.com

Sur la Route pour la Justice: une caravane vers Saint-Rémi

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Sur la Route pour la Justice: une caravane vers Saint-Rémi pour réclamer justice pour les travailleurs temporaires agricoles

 

Samedi 22 août

Point de presse et départ des vélos à 9h30 @ Black Rock, rue Bridge, Pointe-Saint-Charles, Montréal

 Départ des voitures à midi @ métro Lasalle, Montréal

Rassemblement à 13h @ 25 rue Saint Sauveur, Saint-Rémi

 

Samedi, une caravane va faire le voyage à vélo et à voitures de Montréal à Saint-Rémi en soutien à Noé Arteaga, travailleur agricole originaire du Guatemala, et à tous les travailleurs temporaires immigrants. Ouvriers agricoles, mexicains et guatémaltèques, tous travailleurs saisonniers exploités dans les champs au Québec, seront dans cette petite ville à l’occasion du festival « la fiesta des cultures » parrainé par les consulats du Mexique et du Guatemala.

Le Comité Justice pour Noé organise cette caravane et un rassemblement à Saint-Rémi afin d’exiger une compensation pour Noé Arteaga mais aussi pour dénoncer la surexploitation dont sont victimes les travailleurs immigrants. Exclus des avantages sociaux et systématiquement réprimés dès qu’ils cherchent à s’organiser, ces travailleurs sont pourtant des piliers de l’agriculture au Québec. L’exploitation de ces travailleurs permet d’assurer les faibles coûts de la production agricole au Québec. Leur force de travail représente une aubaine indéniable pour toute l’économie québécoise.

En 2009, Noé Arteaga a été mis à pied puis expulsé après avoir tenté d’organiser une courte grève afin qu’un camarade ouvrier puisse recevoir les soins médicaux dont il avait besoin. Après plus de 6 ans d’effort, Arteaga a finalement remporté son procès contre son ancien employeur, Savoura, mais le géant de la tomate s’étant déclaré en faillite, aucune compensation n’a été versée.

Les journalistes sont invités à un point de presse pour le départ de la caravane à 9h30 au Black Rock à Pointe St. Charles et au rassemblement à Saint-Rémi à 13h.

 

Contact: (438)878-5416

 

DES ORGANISATIONS QUÉBÉCOISES ET CANADIENNES MANIFESTENT LEUR PROFONDE PRÉOCCUPATION CONCERNANT LA RÉPRESSION VIOLENTE DE L’ÉTAT MEXICAIN CONTRE SA POPULATION CIVILE

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Élections au Mexique: des organisations québécoises et canadiennes manifestent leur profonde préoccupation concernant la répression violente de l’État mexicain contre sa population civile

Montréal, Québec, 5 juin 2015. Le dimanche 7 juin sera un jour d’élections au Mexique. Les gouverneurs de 9 entités fédérales, les autorités municipales et les députés locaux de 17 États et des députés fédéraux dans l’ensemble du pays seront élus. La présente période électorale a été particulièrement violente avec l’assassinat de 20 candidats dans 10 États. 6 personnes civiles ont aussi perdu la vie, 4 à Ixcaputzalgo, au Guerrero, et 2 à Peto, au Yucatán, et 6 autres ont gravement été blessées lors des affrontements de Peto au Yucatán. De plus, 70 enlèvements et menaces d’extorsion et de mort commis par des groupes armés liés à des intérêts électoraux ont été recensés. Dans au moins 6 États (Chiapas, Guerrero, Michoacán, Oaxaca, Puebla et Veracruz), des délégations de l’Institut National Électoral (INE) ont fait l’objet d’attaques de groupes dissidents lors desquelles du matériel électoral a été détruit ou brûlé, en particulier au Guerrero et à Oaxaca.

Alors qu’une forte crise des droits humains sévit au pays, dévoilée au niveau international en raison des mobilisations de la société civile pour réclamer justice pour les 43 étudiants disparus en septembre dernier, mais aussi avec les récents massacres et exécutions extrajudiciaires ayant impliqué les forces armées, la police fédérale et/ou la police municipale à Tlatlaya, Apatzingán y Tanhuato; diverses organisations de la société civile mexicaine ont lancé un appel à suspendre les élections jusqu’à ce que réapparaissent en vie les 43 étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, qui ont été enlevés par les forces policières locales avec l’implication de la police fédérale et l’armée. Ce cas emblématique s’ajoute à plus de 24 000 cas de disparitions depuis 2006, avec une moyenne de 13 disparitions par jour depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Peña Nieto, ainsi qu’à plus de 100 000 assassinats et 250 000 déplacements forcés pendant cette période.

Dans un communiqué du 1er juin 2015, le Conseil populaire de Tixtla a dénoncé le harcèlement et la persécution dont fait l’objet l’organisation de la part du gouvernement mexicain, au moyen de l’infiltration de la police ministérielle vêtue en civil pour surveiller et intimider les personnes liées à son organisation. D’autre part, le Comité des étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa a dénoncé le 2 juin 2015 une irruption dans l’établissement de la police fédérale, qui a arrêté 3 étudiants de manière arbitraire. Par la suite, les étudiants ont été libérés après 24 heures en raison des pressions citoyennes. Le mercredi 3 juin, plus de 1 000 policiers fédéraux étaient postés près de l’École normale d’Ayotzinapa et ils ont attaqué, à Titxla, Guerrero, un autobus se dirigeant à Chilpancingo avec à bord des étudiants et des membres des familles des 43 étudiants disparus. Cette attaque a fait plusieurs blessés.

Ensuite, des organisations civiles ont constaté depuis le mardi 2 juin l’arrivée de tanks militaires dans les États du Guerrero et de Michoacán, images dignes d’un pays en guerre. Jusqu’à présent, le gouvernement mexicain a privilégié la voie de l’intimidation, de la répression et de la torture pour résoudre le conflit et juger les détenus, comme le signale le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan Méndez, dans son rapport sur le Mexique publié en décembre 2014.

À la lumière des faits mentionnés et de tant d’autres qui attestent de la politique actuelle de criminalisation de la contestation sociale et de répression de la part du gouvernement mexicain, les organisations signataires manifestons notre profonde préoccupation concernant les mesures antidémocratiques, la répression et les éventuels actes de torture et assassinats qui pourraient être commis par le gouvernement mexicain sous le prétexte du maintien de l’ordre lors des élections du dimanche 7 juin 2015 et exigeons que cessent immédiatement les abus des forces policières et que le droit soit respecté. Ce faisant, nous demandons à la communauté internationale de demeurer vigilante face à l’évolution de la situation et de dénoncer publiquement tout acte de répression commis par des organes liés au gouvernement mexicain.

 

Contact :

Comité pour les droits humains en Amérique latine – 514-358-2227 – coordo@cdhal.org

 

 

Sources:

Centro de medios libres. “3 de junio ALERTA AYOTZINAPA: Continua y arrecia el sitio y represión federal a escuela normal Isidro Burgos”. Consulté le: 3 juin 2015. http://www.centrodemedioslibres.org/2015/06/03/3-de-junio-alerta-ayotzinapa-continua-y-arrecia-el-sitio-y-represion-federal-a-escuela-normal-isidro-burgos/

Elecciones en México. Consulté le: 3 juin 2015. https://ciudadania.ife.org.mx/portalElenmex2010/mapa.do?metodo=cargaDatos .

Proceso. “Elecciones 2015, el sello de la violencia”. 2 de junio del 2015.  Consulté le: 3 juin 2015.  http://www.proceso.com.mx/?p=406191

Proceso. “Con Peña Nieto, 13 desaparecidos al día”. 7 de febrero del 2015. Fecha de consulta: 3 de junio del 2015. http://www.proceso.com.mx/?p=395306

Regeneración Radio. Consulté le: 3 juin 2015. http://regeneracionradio.org/index.php/portada/item/4578-comunicado-del-consejo-popular-de-tixtla-guerrero

Informe México. Consulté le: 3 juin 2015. http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/HRC/28/68/add.3

http://www.centrodemedioslibres.org/2015/06/03/3-de-junio-alerta-ayotzinapa-continua-y-arrecia-el-sitio-y-represion-federal-a-escuela-normal-isidro-burgos/

 

Signataires

Association des travailleurs et des travailleuses d’Agence d’emploi (ATTAP)

BC Teachers’ Federation

Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social (CIBLES)

Cambridge Mexico Solidarity (Unites States)

Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI)

Coalition québécoise sur les impacts socio-environnementaux des transnationales en Amérique latine

CoDevelopment Canada

Colectivo de Inmigrantes Españoles en Montréal- CIEM

Comité pour les droits humains en Amérique latine

Comité de solidarité québécoise avec Ayotzinapa

Commons Frontiers

Consejo Indígena Popular de Oaxaca-Vancouver

Costureras de sueños-Montréal

Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques de l’Université du Québec à Montréal (GRÉPIP)

Québec Solidaire

Mexicain-e-s Uni-e-s pour la Régularisation

Bloc d’artistes du CTI

Ligue des droits et libertés

L’OBSERVATOIRE CRITIQUE DE DROITS HUMAINS DES IMMIGRANT-E-S (OCDHII)

MiningWatch Canada

Observatorio Crítico de Derechos Humanos para los Inmigrantes
Sussex Mexico Solidarity (England)