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RÉCLAMER UN STATUT ET UNE VOIX

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Le Bloc d’artistes du CTI Janvier– décembre 2013

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HUMANISER LES LUTTES COLLECTIVES

Fondé en 2000, le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants (CTI) est un organisme de défense de droits situé dans le quartier multiethnique de Côte-des- Neiges, à Montréal. Cette catégorie de travailleuses et travailleurs lutte souvent contre la discrimination et l’exploitation qui minent leurs conditions de vie. En raison de leur statut, ces personnes n’ont pas toujours accès aux services sociaux comme l’éducation ou les services de santé, et peuvent faire face au risque de déportation à n’importe quel moment. De plus, la sécurité fait souvent défaut dans leurs lieux de travail.

Le CTI réalise un travail d’éducation populaire en offrant des formations ou des ateliers ainsi que des cliniques juridiques. Il mène également de front deux campagnes principales. L’une vise les agences de placement auxquelles ont recours beaucoup des personnes immigrantes pour travailler dans des restaurants, des hôtels, des usines ou pour faire de l’entretien ménager, sans savoir s’il y aura du travail le lendemain ni même un salaire une fois la tâche accomplie ! Ces agences exploitent des personnes qui sont aux abois pour trouver de quoi survivre et qui connaissent peu le marché du travail et les lois. Les entreprises qui font appel à ces agences, ayant ainsi moins de responsabilités que lorsqu’elles embauchent du personnel permanent, doivent aussi être tenues responsables de cette exploitation. Par exemple, le CTI s’est beaucoup intéressé aux conditions de travail difficiles dans les entrepôts de Dollarama. Cette compagnie emploie, par l’entremise d’agences de placement, 500 travailleurs immigrants, principalement africains, pour des salaires de misère et dans des conditions de travail non sécuritaires qui ont donné lieu à des accidents. Une situation qui produit un racisme systémique: des travailleurs qui viennent d’Afrique et des superviseurs blancs !

L’autre campagne menée par le CTI vise à dénoncer les injustices du Programme des travailleurs étrangers temporaires du gouvernement canadien, qui a été créé pour répondre aux besoins immédiats des grandes compagnies en matière de main-d’œuvre et pour augmenter leurs profits aux dépens des personnes. Ce programme permettait jusqu’à récemment encore de payer les travailleurs étrangers temporaires 15% de moins que le salaire minimum ! Le Centre a ainsi travaillé avec des soudeurs tunisiens à Saguenay et des paysagistes immigrants dans l’ouest de Montréal. Ces situations sont malheureusement fréquentes et la lutte pour le respect au travail, toujours nécessaire contre des patrons qui croient que l’exploitation est justifiée, en particulier si le statut de la personne est lié à son permis de travail. Les entreprises agroalimentaires du Québec comptent de plus en plus sur une main-d’œuvre bon marché et facilement « jetable » en provenance du Guatemala, du Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale et des Caraïbes. Eric Shragge, un membre du personnel bénévole du CTI (cofondateur du Centre et président du conseil d’administration) dit constater que les changements dans le système capitaliste vont très vite et que l’exploitation augmente chaque jour.

Un autre dossier du Centre : revendiquer un accès égal aux services de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) pour les aides domestiques. Le CTI a lancé en 2013 une campagne visant à garantir un accès équitable aux services sociaux pour les travailleuses et travailleurs précaires du Québec, peu importe leur statut. Au Québec, c’est plus de 450000 personnes qui travaillent dans un emploi considéré comme précaire.

Un des buts du CTI est de construire dans les lieux de travail et avec les communautés en cause un mouvement travailleur, un rapport de force. Aadi Ndir, impliqué au Centre depuis 2010, d’abord comme organisateur communautaire, puis comme bénévole militant et finalement comme participant au projet d’art communautaire militant, précise la démarche : « Nous faisons un travail de proximité : nous allons dans les milieux où on est susceptibles de rencontrer des travailleurs immigrants dont on soupçonne qu’ils subissent des abus, peu importe le genre d’abus. Nous essayons de les mobiliser, de leur donner des conseils par rapport à leurs droits selon les normes minimales du travail qui ont cours dans ce pays. »

L’organisme offre aussi des services d’accompagnement individuel dans les démarches auprès de la Commission des normes du travail, de la CSST ou directement auprès des employeurs – le tout en français, anglais, espagnol, hindi, arabe, iranien, bengali, tagalog, etc.! Mais Eric Schragge explique qu’il le fait d’une façon très politisée, en profitant de l’occasion pour demander aux personnes accompagnées : « Est-ce qu’il y a d’autres personnes dans la même situation que vous ? Est-ce qu’on peut faire quelque chose de collectif ? » Pour les personnes qui entrent au bureau du CTI, il est évident que leurs problèmes liés au milieu du travail viennent des compagnies, des politiques d’immigration du Canada, etc. Elles ont déjà leur propre analyse. Le Centre ne fait que les aider à l’approfondir et à nommer les faits.

L’orientation du CTI est déterminée par les travailleuses et travailleurs qui en sont membres selon un processus démocratique, car l’organisme considère que ce sont les personnes qui subissent des abus qui doivent montrer la voie à suivre pour rétablir un sentiment de justice et d’équité par rapport à l’emploi. Les travailleuses et travailleurs sont les interlocuteurs directs et les premiers acteurs des campagnes menées par l’organisme ou lors de rencontres, par exemple, avec des représentantEs du ministère du Travail. Les personnes qui subissent l’exploitation sont en effet les plus crédibles pour parler de leurs conditions de vie.

L’organisme cherche à soutenir le leadership des personnes issues du milieu pour articuler les revendications, développer une analyse et mobiliser les autres dans la même situation. Personne d’autre que les personnes elles-mêmes, qui viennent du milieu, ne peut le faire de façon aussi convaincante.

Selon Mostafa Henaway, organisateur communautaire au CTI depuis quelques années, le plus gros du travail de l’organisme a toujours été d’ordre culturel, c’est-à-dire qu’il s’agit de développer les plateformes et les moyens permettant aux personnes d’exprimer leur propre expérience, et pas seulement de faire des déclarations lors de piquets de grève ou de manifestations. L’expression de l’expérience individuelle est importante pour le genre de mouvement que le Centre veut créer, car les personnes qui travaillent 12 heures par jour, 6 jours par semaine, ne font pas que subir de mauvaises conditions de travail ou la perte de droits légaux : elles ont aussi l’impression de perdre leur propre humanité dans tous les aspects de leur vie.

Le militantisme faisait donc déjà partie de la culture de cet organisme de défense de droits. D’ailleurs, plusieurs des personnes qui ont participé au projet d’art commu- nautaire militant étaient des travailleuses et travailleurs déjà très impliquéEs dans les campagnes du Centre. Ce qui a motivé le CTI à développer ce projet, c’est son objectif de favoriser chez les travailleuses et travailleurs immigrantEs le leadership ainsi que la volonté de se représenter soi-même et de reprendre le contrôle sur sa propre histoire.

Comme le mentionne Aadi : « On a exploré des voies communicationnelles pour que ces personnes puissent librement parler de leurs conditions de travail difficiles et de leurs droits, ce qui n’est pas facile pour elles. On l’a fait par des manifestations, des campagnes ou des témoignages. Mais chaque fois, on a rencontré des obstacles, car les gens ne se sentent pas vraiment à l’aise de décrire leurs conditions de vie. On s’est dit que ce projet pouvait être un cadre moins intimidant, un cadre dans lequel les gens seraient plus à l’aise et moins isolés, car c’est une autre condition pour faire un témoignage. Avec l’art, c’est plus souple, plus convivial. »

Pour le projet soutenu par ROUAGE, l’organisme a décidé de constituer un duo d’artistes composé de Koby Rogers Hall, déjà intéressée par l’art interculturel et l’engagement politique, et de Mostafa, qui a coordonné au CTI divers événements et projets artistiques. Cette «coalition» incluant un employé du Centre permettait d’assurer un lien direct avec l’organisme; par ailleurs, le financement de ROUAGE fournirait une contribution financière pour le travail de Mostafa qui serait requis en dehors des heures régulières.

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ATELIERS DE PRATIQUE DU FRANCAIS

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Mercredis 17:30 a 19:00hrs au #CTI 4755 Van Horne, Bureau #110 (Metro Plamondon).

plus info
francais.cti@gmail.com

LE BLOC D’ARTISTES DU CTI DANS LA PLACE CÔTE-DES-NEIGES

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memoires-migrantes Mémoire Migrante. Photo Biron Desbois.

Du 25 janvier au 28 février, le local 138 est habité pour un collectif d’artistes interdisciplinaires, Le Bloc d’Artistes du CTI (Centre des travailleurs et travailleuses immigrants). Ils invitent le grand public à les rencontrer dans le cadre de leur recherche de création Mémoire immigrante, mémoire vivante lors de leur présence au local, ainsi qu’aux activités-ateliers gratuits qui permettront à tous de se familiariser avec leur démarche artistique et de participer à leurs créations. Surveillez leur page facebook pour des actions spontanées!

Horaire des presénces au local 138:

Vendredi: 16h à 21h
Samedi et dimanche: 12h à 17h

 Le Bloc d’Artistes du CTI est un groupe de travailleurs et travailleuses (im)migrant(e)s diversifiés de par nos origines et nos situations d’immigration. Artistes, activistes, travailleurs et travailleuses et leurs alliés, nous travaillons à l’intersection des dynamiques sociales, communautaires et artistiques. Nous sommes uni.es et solidaires dans notre projet d’outiller, de soutenir et d’écouter les personnes les plus affectées à affronter leur situation de précarité, et de cultiver leur leadership.

Ensemble nous poussons la réflexion à l’action, afin de renforcer nos capacités et notre autonomie, en racontons nos histoires, bonnes ou mauvaise, des expériences des (im)grant-e-s: les histoires des gens, de leurs luttes qui mènent à la victoire, de notre vulnérabilité qui se matérialise, de notre union qui fait la force.

Le Bloc d’Artistes est un groupe qui se manifeste par la parole et le geste. Nos rencontres se tiennent régulièrement en français, anglais, espagnol et arabe. Nos créations parcourent le théâtre physique, l’art performance, les interventions publiques, et nos messages se transmettent de par nos corps, nos pancartes, nos bannières, costumes, peinture et installations visuelles. Notre travail a été couvert à la radio, la télévision, l’Internet, la presse et en vidéos. Nos réseaux existent de par et d’autre de ce continent.

 

Le Centre des Travailleurs et Travailleuses Immmigrantes (CTI)défend les droits des immigrant-e-s dans leurs lieux de travail et se bat pour la dignité, le respect et la justice. Nos objectifs principaux incluent: l’amélioration des conditions de travail pour les travailleurs et travailleuses immigrants; organiser une mobilisation autour des problèmes reliés aux conditions de travail, incluant les accidents au travail, l’harcèlement, les salaires impayés, les heures supplémentaires, le congé de maternité, etc.; offrir un espace qui permet aux travailleurs et travailleuses immigrant-e-s de recevoir de l’information, des ressources, et des références. Nous offrons ces ressources et références en plusieurs langues.

Activités et ateliers!

Samedi 31 janvier: 15h à 17h – Journée Portes Ouvertes

La thématique de l’immigration se situe au croisement de la societé Canadienne et Québécoise. Ce phénomène social est explorée par la diversité des voix qui tentent de révèler les divers dimensions de leurs expériences au Québec.

Venez à la rencontre des membres du Bloc d’Artistes du CTI, un collectif d’artistes, activistes et (im) migrants qui travaillent à la rencontre de l’art, le communautaire et la justice sociale. Des projections vidéos et installations de leurs créations passées ainsi que des membres de l’équipe seront sur place pour expliquer leur travail.

Samedi 7 février: 15h à 17h – Contes et migration

L’immigration a beaucoup de raisons et de causes. Nos histoire personnelles sont interreliés aux déterminations structurales permettant le déplacement de biens et de capital global. Cet atelier animera les voix qui parlent des origines et motifs pour aller à la recherche d’un futur possible à d’autres endroits.

Une journée d’échange, un atelier de conte, le partage de nos histoires de déplacement – de part et d’autre de la ville de Montréal, de part et d’autre de ce continent.

Un atelier intergénérationnel, ouvert à tous les âges!

Samedi 14 février: 15h à 17h – Questionner en marchant

Le travail intérimaire devient de plus en plus une constante dans la vie des (im)migrant-e-s au Canada et au Québec. De même les agences de travail intérimaire deviennent une présence constante dans la vie des (im)migrant-e-s, dirigeant la main d’oeuvre migrante et immigrante. Ces voix nous invitent à réfléchir aux effets de ce phénomène sur leur travail et leur vie.

Une journée de création collective, ces rencontres-discussions auront lieu autour d’une sculpture-installation intéractive et créative. Artistes, agences, travailleurs (im)migrants et témoignages de vécu seront des sujets au rendez-vous.

LE DEUXIEME NUMERO DU JOURNAL « LA VOIX DES MIGRANT(E)S »

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« La voix des migrant(e)s » est un journal trilingue (français, espagnol et anglais) publié par l’Association des travailleurs et travailleuses temporaires d’agence de placement (ATTAP). Nous voulions partager les graves problèmes que les travailleurs et les travailleuses d’agence de placement affrontent, ainsi que les campagnes que l’association organise.

Dans ce numéro, nous avons voulu partager les nouvelles les plus récentes qui affectent les travailleurs d’agence de placement. Nous avons des articles qui expliquent pourquoi les agences de placement violent les droits que les travailleurs avaient avant, comme la sécurité d’emploi et le droit à la syndicalisation (voir page 6). Nous avons aussi un article qui explique vos droits en tant que travailleurs (page 7).

Cette année, l’ATTAP a organisé les deux premières assemblées générales et a permis l’élection d’un comité de coordination. Nous avons aussi commencé une campagne afin que les employeurs payent les bottes de travail des travailleurs (voir page 9).

L’ATTAP n’est pas la seule association qui lutte pour les droits des travailleurs d’agence de placement. À la page 11, il y a un article sur les différents centres des travailleurs en Californie, à Chicago et à Toronto. Le centre des travailleurs de Toronto a récemment entrepris une campagne afin d’augmenter le salaire minimum (voir page 10).

L’ATTAP a rejoint la Coalition contre le travail précaire afin de lutter aux côtés d’autres organisations pour améliorer les conditions de tous les travailleurs qui ont un travail précaire. Dans ce contexte, nous avons demandé à l’ATTET (l’Association des travailleurs et travailleuses étrangers temporaires) et à PINAY (l’Organisation des femmes philippines du Québec) de nous raconter sur les changements contenus dans le projet de loi n°8 et sur les récents changements effectués dans le programme des aides familiaux résidents (voir page 16 et 19).

Nous espérons que vous trouverez les articles intéressants et utiles. Nous espérons aussi que vous allez considérer devenir membre de l’ATTAP. La seule manière pour améliorer nos conditions de vie et de travail est de nous organiser et de forcer le gouvernement à nous écouter.

BILAN BLOC D’ARTISTES DU CTI

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BILAN et PERSPECTIVES D’AVENIR
Neil
Samedi 13 décembre 2014
15h à 17h au CTI
4755 rue Van Horne, bureau 110
(métro Plamondon)

Cette année encore le Bloc d’Artistes du CTI vous invite à une rencontre ouverte, un regard sur l’année 2014 et nos interventions artistiques, et un moment de nous rassembler pour co-créer nos visions du futur de ce projet collectif ensemble!

Depuis sa création en 2012, le Bloc d’Artistes du CTI continue à évoluer comme projet d’art activiste communautaire, co-crée par et pour les travailleurs.ses pour partager nos histoires de résistance et de dignité dans nos luttes.

Avec des performances au festival Mayworks du CTI, à la Sala Rossa, et au festival Howl! Arts; des ateliers offertes avec Engrenage Rouage Noir et notre espace communautaire au CTI; des interventions publiques au Encuentro de Performance et Politique dans les Amériques, la marche Statut pout Tous.tes!, l’oratoire St. Joseph, le Consulat Mexicain à Montréal, et la Journée de Travail Décent.

Comment peuvent nos projets collectifs continuer à soutenir les campagnes du CTI? Quelles formes prendraient nos projets et nos processus collectifs? Nous invitons les membres du CTI, les participantes du Bloc d’Artistes et nos communautés à se rassembler pour co-créer nos actions futures ensemble.

PREMIÈRE ÉMISSION DE LA VOIX DES IMMIGRANTS

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faviannarodriguez_nuestrolabor

Le monde évolue. La société se transforme. Citoyens et citoyennes de 4 coins de la planète bougent. Pour toute savoir sur leur présence au Canada, écoutez la voix des immigrants.

La voix des immigrants – une émission d’informations qui vous renseigne sur les immigrants au Québec et au Canada.

Qui sont ils? D’ou viennent t’ils? Pourquoi ont-ils immigré au Canada?

Leur arrivé – leurs difficultés d’intégration. Leur fonctionnement dans le milieu du travail.

Leur contact avec les agences de placement. Sont ils protégé dans le milieu du travail? Ont-ils droit au premiers soins en cas d’accident? Quels sont leurs recours face aux abus des agences fantômes?

Peuvent t’ils être syndiqués?

La voix des immigrants – information, interviews, commentaires, et analyses. Documentaires, et bien d’autres accords, sur CKUT, tous les dernier jeudis du mois, de 17 a 18 heure sur 90. 3 FM.

La voix des immigrants – une fenêtre d’opportunités pour les immigrants au Canada pour de s’informer et d’informer.

La voix des immigrants – c’est aussi et surtout l’émission de toute les communautés.

Écoutez la voix des immigrants sur CKUT 90.3FM ou sur ckut.ca ou encore appelez le 514-448-4041 poste 6788

Campagne « Travailleuses et travailleurs migrants : pas des marchandises ! »

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L’objectif de la campagne : Sensibiliser les élu-e-s, les leaders de la société et la société civile à lever les obstacles aux respects des droits fondamentaux des personnes qui viennent ici, travailler sous le Programme de travailleurs étrangers temporaires peu spécialisés.

Échéancier de la campagne : La campagne débutera le 7 octobre, Journée mondiale pour le travail décent et se terminera le 18 décembre, Journée internationale des migrants.

Tout au long de la campagne, vous êtes invité a prendre un autoportrait avec une des revendications, puis la joindre au (et à faire des représentations auprès des élu-e-s provinciaux sur les revendications identifiées pour la campagne.

Vous êtes invités à rencontrer vos député.e.s ou à organiser des actions régionales en novembre et décembre.Contacter le CATHII pour plus d’information.

Vous pouvez aussi utiliser les capsules réalisées l’année dernières dans le cadre du 18 décembre comme outil de campagne et de mobilisation. Voici les liens vers les capsules sur le site du Centre international de solidarité ouvrière CISO : http://www.ciso.qc.ca/?p=11321

Outils de campagne : Un guide explicatif accompagne les revendications mises de l’avant durant la campagne ainsi qu’un dépliant. La campagne se déplie aussi sur les médias sociaux. Nous vous invitons à vous prendre en photo sous forme d’« autoportrait » (selfies) avec un message de soutien aux travailleuses et travailleurs migrants. Ces autoportraits seront regroupés sur une page Facebook. Nous souhaitons aussi que les élu.e.s adhèrent à cette action.

Comité travail migrant du Front de défense des non-syndiquéEs

Le Comité travail migrant du FDNS est composé de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec FTQ, l’Association des aides familiales du Québec, le Carrefour d’aide aux non syndiqué-e-s, le Conseil central du Montréal métropolitain CSN, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale, le Centre international de solidarité ouvrière, le Centre justice et foi, le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants et la Ligue des droits et libertés.

Matériel de la Campagne

TAWA-ATTAP Infolettre

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Infolettre ATTAP septembre-page-001

Jour de l’indépendance du Guatémala : rien à célébrer pour les travailleurs agricoles

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Avis aux médias

Jour de l’indépendance du Guatémala : rien à célébrer pour les travailleurs agricoles

Nous continuons à être marginalisés, exploités et exclus au travers du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) du Québec

Conférence de presse

Lundi, le 15 septembre 10h

4755 Van Horne Avenue, bureau 110

Noe Arteaga

Noé Arteaga, ancien travailleur agricole saisonnier du Guatémala pour l’entreprise « Savoura » et bénévole au Centre des travailleurs immigrants

Le programme de travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole a été développé grâce à des accords intergouvernementaux, comme l’accord entre le Canada et le Guatemala pour l’octroi de visas de travail temporaire au travailleurs provenant du Guatemala. Les différents programmes de travailleurs temporaires du Canada, parmi lesquels se trouve le programme de travailleurs agricoles, sont remis en question depuis longtemps à cause des violations systématiques des droits que souffrent les travailleurs immigrants. Ces violations sont dues à la combinaison du statut de l’immigrant et de la dérégulation du marché du travail. La dérégulation du marché du travail augmente continuellement la précarité des travailleurs, et cette précarité s’étend non seulement aux travailleurs immigrants, mais aussi aux citoyens canadiens.

Le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS), qui fait partie du Programme de travailleurs étrangers temporaires, est régi par des accords intergouvernementaux, comme l’accord entre le Canada et le Guatemala. Ces programmes sont remis en question par des spécialistes de l’immigration, des activistes et des organisations communautaires et de droits humains à cause de leurs violations systématiques des droits humains. Les travailleurs immigrants sont vulnérables à cause de leur statut d’immigrant et de la dérégulation du marché du travail. La dérégulation du marché du travail augmente continuellement la précarité des travailleurs, et cette précarité s’étend non seulement aux travailleurs immigrants, mais aussi aux citoyens canadiens.

Les changements proposés par le projet de loi n°8, déjà dénoncé par Noé et par d’autres bénévoles du Centre des travailleurs immigrants, vont amplifier l’exploitation des travailleurs immigrants temporaires. Selon les modifications proposées dans le projet de loi n°8, les dispositions des sections 1 et 2 du chapitre II, ainsi que les chapitres III à V du Code du travail ne seraient plus applicables aux travailleurs des entreprises agricoles employant moins de trois employés (article 111.27). De cette manière, on exclurait ces travailleurs de la législation qui régule les processus de syndicalisation et d’organisation des travailleurs. La syndicalisation est un droit fondamental pour n’importe quel travailleur et est nécessaire afin d’établir des conventions collectives qui garantissent que les employeurs respectent les droits fondamentaux des travailleurs.

La couverture médiatique du cas de Noé a permis de rendre visible les conditions injustes de travail et les violations de droits qui ont lieu dans le Programme des travailleurs agricoles saisonniers. Cela a aussi permis d’attirer l’attention sur le manque de régulation des activités des employeurs et des agences de placement. Le cas de Noé démontre qu’il ne se traite pas d’un problème de quelques « pommes pourries », comme l’affirme le discours officiel, mais qu’il se traite bien d’un problème structurel dans les programmes eux-mêmes.

Noé travaillait pour l’entreprise agricole Savoura. Cette entreprise le congédia en raison de ses plaintes pour injustices et pour mauvaises conditions de travail. Cependant, Noé retourna à Montréal en 2009 pour entreprendre des procédures judiciaires contre Savoura pour congédiement illégitime. Cette action en justice n’avait aucun précédent dans le programme des travailleurs étrangers temporaires et était importante afin de récupérer la dignité et les droits des travailleurs temporaires du secteur agricole. Noé Arteaga exige de son ancien employeur qu’il le réintègre dans la fonction qu’il occupait; il exige aussi le payement de ses heures supplémentaires, le remboursement de son billet d’avion au Guatemala et des excuses publiques de la part de l’entreprise.

Cependant, après plus de cinq ans et malgré une grève de la faim réalisée par Noé, le processus judiciaire amorcé par Noé n’a toujours pas reçu de verdict. Le délai souligne la vulnérabilité des travailleurs étrangers temporaires aux abus et à l’exploitation. Les difficultés que les travailleurs étrangers affrontent pour pouvoir demander justice signifient que les employeurs peuvent abuser de ces travailleurs en toute impunité. Beaucoup subissent ces violations des droits humains et du travail sans avoir la possibilité de demander la résidence permanente.

contact 438-878-5416

Source :

Association Des Travailleurs/Euses Étrangers Temporaires

http://iwc-cti.org/attet/
Tél. 514-342-2111

Cette liste est un fil de presse en français pour les groupes militants à Montréal.

Pour s’inscrire au fil de presse en anglais, envoyez un courriel à newswire-subscribe@lists.riseup.net.

Pour être effacé de cette liste, envoyez un message à fildepresse-unsubscribe@lists.riseup.net.

 

le Front de défense des non-syndiquéEs

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FDNS
QU’EST CE QUE LE FDNS ?

«Le Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS) est une coalition d’environ 25 organismes populaires et syndicaux. Les membres de la coalition partagent un objectif commun, l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnes non syndiquées. Le travail qui est fait au FDNS est essentiel, au Québec, 60% des travailleuses et travailleurs sont non syndiqués. De ce nombre, plus d’une personne sur trois est dans une situation de travail atypique, plusieurs ont un revenu de travail qui se situe autour du salaire minimum, dont une majorité de femmes.

Depuis 30 ans, le FDNS a produit de avis et des mémoires, il participe à divers commissions parlementaires sur les lois du travail et il organise des campagnes de sensibilisation sur la précarisation du travail et sur la hausse du salaire minimum. Le FDNS est un interlocuteur représentatif des travailleuses et des travailleurs non syndiqués du Québec.»