LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS

LE MOIS CONTRE LES FRONTIÈRES ET LES DÉPORTATIONS


Solidarité Sans Frontières Déclare que le mois de juin 2016 sera le « mois contre les déportations ».

Dans un contexte grandissant de luttes pour la justice et la dignité de tous les migrant-e-s, réfugié-e-s et personnes sans papiers, Solidarité Sans Frontières et ses alliés organisent des actions tout le mois de juin afin de dénoncer la violence, le racisme et les oppressions liées au contrôle des frontières, tout en soulignant l’impact de ce contrôle sur la vie quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Cet été, nous unissions nos voix en tant que membres de nos communautés, militant-e-s et passionné-e-s de la justice, à travers des projets artistiques, des manifestations, des repas communautaires et une multitude d’activités pour résister aux frontières coloniale ainsi que des économies construites sur la déportation de certaines personnes.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en juin et pour le futur!
Plus une seule déportation !
Ça suffit les frontières colonialistes !

Programme des événements ::

★ Samedi 4 juin @13h: La folie des frontières, action de théatre
★ Samedi 4 juin @19h: Manif et fête de rue avec le Collectif de résistance antiraciste
★ Samedi le 11 juin @Parc Jarry, 8h a 18h: Pique-nique et football avec Football antiraciste [https://www.facebook.com/events/476583835872683/]
★ Lundi le 13 juin @18h: Projection de « Dans l’ombre des frontières » un documentaire sur les luttes des migrantEs.
★ Mardi le 14 juin @18h30: atelier « Bâtir une cité sans frontières »
★ Jeudi 16 juin @Parc Jarry: projection du film avec Cinema Politica
★ Lundi le 20 juin @18h30: atelier pour nouvelles.aux membres de SSF
★ Samedi et dimanche le 25&26 juin: Fête et peinture de murale

Dans la dernière décennie, le contrôle des frontières racistes et islamophobes se sont renforcés. Ces contrôles solidifient les « pays du nord » afin de limiter la migration de personnes venant des « pays du sud », bienvenues seulement si elles contribuent au capitalisme destructeur du Canada, ou si elles en sont exploitées. En agrandissant son pouvoir à travers l’impérialisme et l’occupation coloniale des territoires autochtones, le Canada utilise ces contrôles pour assurer la précarité de certaines personnes, les rendant facilement exploitables.

Tout en dénonçant cette réalité, nous voulons célébrer les luttes inspirantes qui se sont organisées dans la dernière année afin de combattre le racisme et l’exploitation, par les migrant-e-s d’ici et d’ailleurs. Comme plusieurs personnes à travers le monde, nous avons pris les rues sous la bannière « bienvenue aux réfugié-e-s », alors que la « crise des migrant-e-s » attirait l’attention des grands médias occidentaux. Cette crise n’a rien de nouveau, mais il y a eu une augmentation significative des morts (par milliers) dans la dernière année, causées par des tentatives désespérées de traverser des frontières. À Montréal, nous avons vu naître une inspirante mobilisation émanant de la communauté Haïtienne à travers un collectif opposé aux déportations et le Comité d’action des personnes sans statut, suite à la levée du moratoire aux déportations vers Haïti et le Zimbabwe. Nous avons vu le Collectif des femmes sans statut de Montréal dénoncer courageusement leurs conditions d’oppression et d’exploitation, demandant un statut pour toutes et tous. Ces femmes vivent tous les jours comme si elles étaient cachées derrière un masque, invisibles, en se battant pour une vie digne, sécuritaire et paisible. Les personnes sans statuts continuent de vivre dans la précarité et dans l’ombre.

Alors que nous célébrons la résistance dans nos communautés, nous voulons aussi souligner la mort de ces personnes à qui on a enlevé la vie alors qu’elles étaient détenues par le contrôle frontalier et les autorités canadiennes. Depuis l’an 2000, 14 personnes sont mortes au Canada dans ces conditions. Plus récemment, en mars 2016, Francisco Javier Romero Astorga est mort alors qu’il était détenu dans le complexe correctionnel de Maplehurst, en Ontario.

Nous savons que les luttes contre les contrôles d’immigration, pour la justice et la dignité, sont combattues par des milliers de personnes dans notre ville et dans nos communautés, mais souvent de façon isolée. Nous voulons ainsi honorer ces personnes et leurs familles pour qui la résistance fait partie de leur vie quotidienne.

En confrontant et en combattant activement le racisme systémique inhérent au système d’immigration canadien, ses fondements oppressifs à travers le capitalisme et le colonialisme, nous aspirons à renforcer nos réseaux de solidarité et d’aide mutuelle, afin de contrer cette réalité ici à Montréal.

Joignez-vous à nous !

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